Voilà de quoi je me souviens... A partir de ce moment Ethan avait commencé a changer à notre contact. Il restait cet être mystérieux et introverti mais le voile de tristesse qui hantait son regard semblait se dissiper à quelques occasions, par petite touche. Nathan et moi étions devenus les savant impressionistes de son bonheur, éparpillant telle de la peinture, nos touches, parfois imprécises, de bonheur sur son coeur.

A ce moment là étais-je déjà amoureuse? Je crois que je l'ai toujours été ...
J'avais l'impression de vivre les meilleurs moments de ma vie, nos formions un trio atypique, je cachais mes sentiments pour Ethan et tout allait bien, il était près de moi c'était l'essentiel.

On m'aurait dit que c'était cela le bonheur, je l'aurai cru, car oui ça ressemblait bien au bonheur. Même si certain soir, son chagrin me poussait dehors, dans la nuit.
Ethan et moi faisions partie des gens oscillant entre bonheur, tristesse et mélancolie profonde. Ethan se livrait peu, gardant scellé le mystère de sa vie...

- Ethan s'il te plait, rentre
Et comme à chaque fois que je le trouvais là en proie à un désarroi profond, quand son sourire s'effaçait et que son esprit le torturait jusqu'à le pousser dehors, seul le silence de la nuit répondait aux interrogations qui battaient mes tempes.

Alors je m'asseyais, attendant une réponse, un mot, un son, qui ne viendrait pas... Je tenais trop à lui pour le laisser seul, risquant par ma présence inquiète de me compromettre dans mes sentiments. Dans ces moments là Nathan, lui, n'était pas là.
Et puis au bout de quelques temps, recroquevillé sur moi-même et glacé par la fraîcheur de la nuit, je le voyais se lever, sans dire un mot, et tourner à l'angle de sa rue.














