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10  posté le mardi 06 janvier 2009 16:06

Voilà de quoi je me souviens... A partir de ce moment Ethan avait commencé a changer à notre contact. Il restait cet être mystérieux et introverti mais le voile de tristesse qui hantait son regard semblait se dissiper à quelques occasions, par petite touche. Nathan et moi étions devenus les savant impressionistes de son bonheur, éparpillant telle de la peinture, nos touches, parfois imprécises, de bonheur sur son coeur.

 

 

A ce moment là étais-je déjà amoureuse? Je crois que je l'ai toujours été ...

J'avais l'impression de vivre les meilleurs moments de ma vie, nos formions un trio atypique, je cachais mes sentiments pour Ethan et tout allait bien, il était près de moi c'était l'essentiel.

 

 

On m'aurait dit que c'était cela le bonheur, je l'aurai cru, car oui ça ressemblait bien au bonheur. Même si certain soir, son chagrin me poussait dehors, dans la nuit.

Ethan et moi faisions partie des gens oscillant entre bonheur, tristesse et mélancolie profonde. Ethan se livrait peu, gardant scellé le mystère de sa vie...

 

 

 

 

- Ethan s'il te plait, rentre

Et comme à chaque fois que je le trouvais là en proie à un désarroi profond, quand son sourire s'effaçait et que son esprit le torturait jusqu'à le pousser dehors, seul le silence de la nuit répondait aux interrogations qui battaient mes tempes.

 

 

 

 

Alors je m'asseyais, attendant une réponse, un mot, un son, qui ne viendrait pas... Je tenais trop à lui pour le laisser seul, risquant par ma présence inquiète de me compromettre dans mes sentiments. Dans ces moments là Nathan, lui, n'était pas là.

Et puis au bout de quelques temps, recroquevillé sur moi-même et glacé par la fraîcheur de la nuit, je le voyais se lever, sans dire un mot, et tourner à l'angle de sa rue.

 

 

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11  posté le vendredi 09 janvier 2009 20:14

Mais ce soir là n’était pas un soir comme les autres. Une fois qu’il eût disparue je rejoignais la porte d’entrée de ma maison, vide, encore une fois, l’esprit ailleurs j’avais monté les marches jusqu’à ma chambre. Je m’arrêtai au milieu de la pièce, immobile, les bras croisés, essayant de refouler la multitude de pensées atteignant mon cerveau telles de tortionnaires assaillantes… Je n’entendis pas la clenche de ma porte… 

 

-         Enora

Je sursauta, me retournant vivement, avant d’analyser la voix chaude qui venait de m’interpeller, et quand je découvris sa provenance, un sentiment étrange m’envahit, je tremblais de tout mon corps, même mon cœur semblait vouloir se libérer de cette enferment à grands coups  contre ma poitrine. Figée là, à le regarder…

Je plongeais dans le gris de ses yeux, noyée, il soutint mon regard sans faillir, je soutins le sien

 

Il murmura simplement

 

-         Merci pour ce soir

 

Avant d’ajouter

 

-         Vraiment …

Il se recula, l’impression de vivre dans une autre dimension m’envahit alors, sans lâcher mon regard, il attrapa la poignée de la porte et sortit tel un fantôme sans un mot.

 

Je restais là atone, et incapable de faire un pas, puis, le retour à la réalité, je m’élançais à sa suite, descendant les marches quatre à quatre, me jetant littéralement sur la porte d’entrée, je me précipitai dehors, où seul le noir nocturne était présent.

Vidée de tout sentiment je retournai vers la porte, posant la main sur la clé, j’hésitai, puis dans un geste rageur je tournai fermement la clé de deux tours.

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12  posté le vendredi 09 janvier 2009 20:26

Mais je compris bien vite que le bonheur n’est en réalité qu’un mirage, la promesse de jour heureux quand votre vie se couvre d’un épais brouillard, on était à la fin de l’automne, le temps était toujours étonnement doux pour la saison, une lumière doré filtrait à travers le carreau de ma chambre. Je m’apprêtais à descendre en bas de chez moi, pour me rendre sur ce qui était devenu notre « point de rendez-vous » à tous les trois. Je jetais furtivement un regard par ma fenêtre voir si Ethan ou Nathan étaient déjà là. Mais au moment où mon regard traversa la vitre, je m’arrêtai, brusquement glacée… C’était une fille de notre lycée à ses côtés et le regard qu’il lui lança m’anéantie sans même savoir qui était cette personne pour lui…

Depuis quelques temps déjà je m’obstinais à me convaincre que tout allait bien, que rien n’était différent, que mon moral cruellement absent m’empêchai de résonner correctement. Maintenant plus rien ne me permettait de me voiler la face plus longtemps.

 

Crispée sur le rebord de la fenêtre j’observais cette scène, incapable de faire autre, qu’espérai-je que le trio resterait ainsi, je n’y croyais pas des larmes de rage coulaient le long de mes joues, une trahison, tout simplement…

Une réaction égoïste de gamine névrosée, non, nous c’était différent, un lien étrange, quelque chose de différent.

 

 

Et le temps passa, je m’effaçais et il m’effaçait , il avait totalement changé, nous étions devenus deux étrangers, je reprenais ma route, seule, comme je l’avais souvent été, Nathan aussi c’était fait distant… Avec la perte d’Ethan je perdais une partie de moi…

 

Toi et moi

 

Nous

 

Je l’avais cru

 

Un sentiment étrange

 

Fraternel

 

 

Il paraît que c’est ainsi, les gens changent avec le temps et c’est comme ça, certaine angoisse se dissipe laissant la place à d’autre ou au bonheur, certain remplissent leur vie de joie, d’autres continuent de creuser le trou du vide de leur vie. Certain encore se raccroche à ce qu’ils peuvent, et pour certain, il n’y a plus que la solitude

Les gens, c’est ainsi, devaient changer, il avait changé, transformé en son opposé…

 

Il avait changé, moi non, il avait changé et m’avait laissé là

 

 

Rien de plus rien de moins…

 

 

Seule à nouveau, prête à quitter le bâtiment…

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13  posté le vendredi 09 janvier 2009 20:36

Enora s’était endormie sur le tapis jaune de la salle de bain, entravée dans ces souvenirs douloureux, Nathan entra, inquiet de la réaction d’Enora, après les évènements de la journée. Une rage intérieure l’envahit, la voyant là, allongé le visage crispé, le chemin des larmes creusé par trop de pleurs. Il la perdait, petit à petit, elle s’éloignait, vivant sa vie dans une époque passée et révolue, elle s’échappait, elle lui échappait. Se morfondant un peu plus chaque jour, et la présence du jeune homme, toujours présent, toujours souriant ne changeait rien, elle plongeait, et seule, n’acceptant aucune main tendue vers une remontée, pour refaire surface, vivre à nouveau, Nathan avait envie de frapper, n’importe quoi, mais hurler, exploser, cracher cette rage contenue depuis ces derniers mois, depuis Ethan, depuis ce qui tuait Enora un peu plus chaque jour.

 

Il s’efforça de se calmer, touchant le bras de la jeune fille

 

-         Enora, réveilles-toi, souffla-t-il doucement

 

-         Mmmh, grinça des dents la jeune fille avant de sursauter et de se relever d’un bond

 

Nathan la rattrapa d’un geste rapide, elle venait de vaciller, anéantie par un violent mal de tête lui brisant les tempes. Sur le rebord de la baignoire, Nathan la tenait par les épaules, la fixant, Enora respirait difficilement, cherchant de l’air, la gorge embourbée dans des sanglots ne demandant qu’à s’échapper.

 

-         Ca va dit-il

-         Qu’est ce que tu fais là, siffla la jeune fille amère

 

Les mains de Nathan se crispèrent sur les épaules d’Enora, que faisait-il là ? A cet instant il aurait voulu la lâcher et tant pis si elle tombait, ça serait sans lui.

 

-         Qu’est ce que tu fais là, répéta-elle encore, visiblement furieuse, la voix étranglée, honteuse d’avoir été surprise dans un tel moment d’abandon dans son chagrin et son passé, par sa présence s’était comme si Nathan avait également partagé ce douloureux flash-back

 

Elle se leva, se détachant avec autorité, à la poigne, toujours pas relâchée, de Nathan, les traits crispés elle chancela

 

 

-         Pars, dit-elle sur un ton des plus autoritaires n’autorisant aucune réponse, aucun regard

 

Nathan tourna les talons, la mâchoire serrée, il allait passer la porte quand il se retourna et cria dans un hurlement qui se serait voulu un exutoire à sa colère…

 

-         Et ferme ta porte bordel !! Je serais pas toujours là !

 

Il sortit, Enora s’écroula sur le carrelage froid, collant son front contre, espérant que cela calme ses douleurs, mais les douleurs physiques n’étaient rien par rapport aux douleurs morales…

 

Quelques heures plus tard, la jeune fille regagna sa chambre avec difficulté, sa mère n’était pas rentrée, une fois de plus, elle resta allongée, les yeux ouverts, incapable de sombrer dans le sommeil, seule fuite valable à la réalité de la vie.

 

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Petit blabla  posté le vendredi 09 janvier 2009 20:51

 

 

 

Petit blabla

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Voilà vous en savez (un peu) plus sur les personnages principaux...

Merci d'être là et de lire cette histoire

 

Je fais la prchaine Maj au plus vite

 

A très bientôt

 

Soso

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